Histoire de la perle de culture de Tahiti

 

Une perle est une concrétion calcaire, le plus souvent blanche, produite par des mollusques bivalves (huitres perlières).

Lorsque quelque chose pénètre à l’intérieur d’un mollusque bivalve, l’animal pour se défendre, entoure l’intrus d’une couche de carbonate de calcium appelé également nacre.

Longtemps obtenues par le hasard, les perles vont faire l’objet de culture dès le début du XXème siècle. Une équipe japonaise découvre en 1900 une technique de production pour cultiver les perles.

L’huitre perlière Pinctada Margaritifera était connue des polynésiens bien avant d’être exploitée pour la perliculture. Ils utilisaient le fruit de cette huître de multiple façons : pour la création d’ornement ou encore la confection d’armes et cela depuis des milliers d’années.

Il faudra cependant attendre le début de XXe siècle pour voir apparaître les premiers prémisses de la culture perlière. Une équipe japonaise découvre une technique de production pour cultiver les perles à partir de l’huître de variété Akoya. Quelques années plus tard, soit en 1916, un autre japonais découvre enfin une technique par greffe et explore la plupart des techniques de perliculture connues à ce jour.

 Dans les années 1960 la perliculture fait son apparition en Polynésie. Jean Domard, chef du département de la pêche à l’époque, y commence un travail de longue haleine en entreprenant les premières tentatives de greffes. Trois ans plus tard  il récoltera près de 1 000 perles !

La première ferme perlicole de Polynésie voit le jour sur l’atoll de Manihi, dans l’archipel de Tuamotu, en 1968. Jean-Claude Brouillet, un homme d’affaires français, arrive en Polynésie française en 1975 et achète l’atoll de Marutea Sud, dans l’archipel de Gambier, en vue d’y faire de la perliculture. Il est le tout premier à démontrer que bon nombre de négociants joailliers sont susceptibles de vouloir payer un prix d’or pour obtenir des perles de Tahiti, joyau alors inconnu du reste du monde. Brouillet revendra sa ferme perlière en 1985 à Robert Wan, l’homme qui fonda Tahiti Perles, société qui produit le plus grand nombre de perles de Tahiti au monde.

 

La perle de culture de Tahiti

 Lorsque l’on veut décrire une perle de culture de Tahiti, il faut indiquer sa forme, la qualité de sa surface, sa taille en mm et enfin sa couleur.

 

Forme :

Ronde(R) : 2 % maximum de variation du diamètre. Presque parfaitement sphérique. Les perles parfaitement rondes sont les plus rares et les plus chères.

Semi-ronde(SR) : 2- 5 % maximum de variation du diamètre. Une fois montées, elles paraissent parfaitement rondes mais ont une valeur moindre.

Semi-baroque(SB) : Plus de 5 % de variation du diamètre mais avec au moins un axe de révolution. Elles peuvent être en forme de bouton, de goutte, d’ovale ou d'autres formes non définies.

Baroque(BQ) : Sans forme déterminée, irrégulière et sans axe de symétrie.

Cerclées(CL) : Caractérisées par un ou plusieurs bourrelets ou sillons concentriques autour du corps de la perle, situés entre le tiers et la moitié.

 

Qualité :

  Système ABCD (système de Tahiti). Cette norme est en usage en Polynésie Française, soutenue par des textes législatifs et donc très utilisée pour les perles de Tahiti.

·         A : une imperfection ou groupe d’imperfections légères concentrées sur au plus 10 % de la surface. Très beau lustre.

·        B : quelques imperfections légères concentrées sur au plus 30 % de la surface.

·         C : imperfections légères concentrées sur au plus 60 % de la surface.

·         D : imperfections légères et profondes concentrées sur au plus 60 % de la surface ou imperfections légères sur plus de 60 % de la surface.

·         Avec plus de 60 % d'imperfections, les perles ne sont pas acceptables en joaillerie.

 

Diamètre :

 Le diamètre des perles de culture de Tahiti va de 7,5 à 16 et jusqu'à 18 mm. Il faut 2 à 3 ans pour obtenir une perle de calibre moyen, et jusqu'à 5 ans pour les plus gros calibres.

 

Couleur :

 La palette de couleur des perles de Tahiti varie du blanc le plus pur au noir le plus profond en passant par tous les gris, le vert paon, l'aubergine, le bleu, le mordoré et même l'arc-en-ciel.


Ces couleurs sont naturelles et varient selon l'origine du greffon introduit en même temps que le nucleus mais aussi selon l'élevage ou le lagon.

Elles ne sont pas un critère de qualité et chacun pourra choisir en fonction de ses goûts.

 

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